Ca va bientôt faire six mois que je suis Tchadien.
Bien sur, quand je dis « Tchadien » je veux signifier que je réside au Tchad. Quoi que…
Depuis une semaine j’ai été inclus dans le grand recensement de la population Tchadienne lancé par l’état. Effectivement personne n’est capable de dire précisément si il y a 9, 11 ou même 13 millions de Tchadiens qui vivent ici.
Des agents recenseurs sont venu nous voir, tous les humanitaires, nous demandant nos noms, nos ethnies (ça, je ne sais pas encore), notre lien de parenté avec le chef de la concession… En même temps, il y a une certaine logique : on habite le territoire…
Six mois, c’est la moitié de mon séjour ici, car, je vous rassure, j’ai toujours la nationalité française et je reviendrais bien à la fin de l’année.
Il est donc peut être temps de me lancer dans un petit bilan sur mes six premiers mois.
Pendant quatre mois, j’ai vécu à Bahai (d’ailleurs ça chauffe la bas en ce moment). A la frontière du désert, j’y ai découvert un camp de réfugié, des ouvriers soudanais charmants, le dromadaire bien sur. Mais aussi j’ai fait une première connaissance des Tchadiens sudistes, des Zaggawa, des Goran, des extrêmes différences entre tous ces gens. J’y ai rencontré la corruption, l’amitié, la générosité, le calcul, la bataille pour la vie, celle pour l’argent, j’y ai vu du bon, du mauvais, souvent mélangés…
J’ai découvert les plaisirs d’avoir des paysages à perte de vue, le sable, les tempêtes. J’ai compris ce qu’était une terre inhospitalière. Mais j’ai aussi compris qu’elle n’était jamais dépourvue de qualités.
J’ai pris du plaisir dans mon travail, j’ai aussi souffert…
Des découvertes, des joies, des grimaces, des regrets, je ne sais pas si je reviendrai jamais la bas, mais je n’oublierai jamais.
Rupture.
15 jours au Cameroun, Marjolaine gentiment venu me rendre visite, des paysages, du poisson des crevettes et c’est reparti !
Au retour, je reçois un cou de massue. Bahai c’est fini comme dirait l’autre.
Je suis envoyé pour bosser sur l’hôpital d’Abéché. Abéché, tout le problème est la, j’ai un a priori négatif sur cette ville. Grosse concentration d’ONG, grande insécurité, barbelés, on est enferme dehors.
Pour le projet, un architecte de France vient donner un coup de main pour trois semaines. Partir à l’autre bout du monde pour se retrouvé enfermé a faire un travail de bureau avec un chef d’agence… Cette perspective me faisait peur.
Finalement le projet s’avère très enrichissant, Michel m’a appris pleins de choses, professionnellement je suis comblé.
Mais il reste Abéché.
Qu’est ce que cette ville est difficile à apprivoiser !
Justement venons en à la dernière partie du bilan : les six prochains mois !
Il est probable que je reste à Abéché pour suivre les travaux, mais ce n’est pas encore acté. Dans tous les cas, ce que j’aimerai, c’est trouver des moyens de mieux vivre dans cette ville et d’être moins éloigné de la vie locale.
Je me souhaite bien du courage !
mardi 30 juin 2009
mercredi 24 juin 2009
on s'amuse
Depuis plus d’une semaine, notre générateur est en panne. Cela signifie que nous n’avons pas d’électricité, que nous ne pouvons pas travailler sur nos ordi, qu’on vit dans le noir à partir de 18h, que nous ne pouvons pas regarder de film, pas recharger nos téléphones, pas recharger nos lampes, pas écouter de musique, pas monter l’eau dans notre château d’eau et que je ne peux pas me raser.
La solution ?
On passe nos journées à squatter chez d’autres organismes comme OCHA (organe de communication des UN) et nos WE à squatter chez d’autres ONG (dormir chez Aviateurs Sans Frontière) jouer au volley chez IRC, passer la soirée chez Solenta (compagnie d’aviation du PAM) ou chez…), tout ca avec une grosse barbe…
De plus le frère de notre cuisinier (un militaire) est paralysé suite au combats du mois dernier. Narcisse (le joli nom dudit cuisinier) s’absente donc une semaine. Conclusion ? On mange mal et… il faut faire la vaisselle ! On avait perdu l’habitude…
Mon ordinateur vient de perdre son disque dur. Coup dur.
Les soucis matériels ne sont pas vraiment la pour améliorer notre efficacité.
Ah oui, j’oubliais, dans le chapitre problèmes matériels absurdes. Le délégué régional au tourisme (déjà… Il doit y avoir 4 touristes par an dans la région…) nous a interdit de louer notre voiture à un particulier. Il faut que l’on passe par une des quatre agence agrée qui sont bien sur… plus chères. On peut appeler ca du lobbysme.
Du coup ?
On s’est vu échanger notre Qx4 par un minibus 30 places pour nous trois…
Le monde tourne sur la tète.
Surtout ici.
La solution ?
On passe nos journées à squatter chez d’autres organismes comme OCHA (organe de communication des UN) et nos WE à squatter chez d’autres ONG (dormir chez Aviateurs Sans Frontière) jouer au volley chez IRC, passer la soirée chez Solenta (compagnie d’aviation du PAM) ou chez…), tout ca avec une grosse barbe…
De plus le frère de notre cuisinier (un militaire) est paralysé suite au combats du mois dernier. Narcisse (le joli nom dudit cuisinier) s’absente donc une semaine. Conclusion ? On mange mal et… il faut faire la vaisselle ! On avait perdu l’habitude…
Mon ordinateur vient de perdre son disque dur. Coup dur.
Les soucis matériels ne sont pas vraiment la pour améliorer notre efficacité.
Ah oui, j’oubliais, dans le chapitre problèmes matériels absurdes. Le délégué régional au tourisme (déjà… Il doit y avoir 4 touristes par an dans la région…) nous a interdit de louer notre voiture à un particulier. Il faut que l’on passe par une des quatre agence agrée qui sont bien sur… plus chères. On peut appeler ca du lobbysme.
Du coup ?
On s’est vu échanger notre Qx4 par un minibus 30 places pour nous trois…
Le monde tourne sur la tète.
Surtout ici.
vendredi 19 juin 2009
Photo :
Il fait nuit. Une nuit pas très étoilée. Je suis devant le portail de la base des architectes de l’urgence, dans la rue. C’est le bruit qui m’a alerté. La rue est large entre les murs de brique des maisons. Il y a des étales dispersés au loin le long de la voie. Une ampoule reliée à un petit groupe électrogène, une lumière au loin. Notre gardien est la, il ne me laisse pas sortir tout seul, même devant le portail.
Le soir, la rue est généralement calme. Mais la, dans l’instant saisis, elle ne l’est pas.
Une foule de motos, dessus des hommes se tiennent à deux, à trois, ils ont l’air heureux, les deux roues défilent lentement, les hommes sourient, il y en a même plusieurs qui ont le bras soulevé pour nous saluer, d’autres debout.
Des voitures aussi. Des picks-up remplis de femmes assises sur le rebord. Des 4xQ avec des hommes sortant par la fenêtre un sabre à la main.
Des spectateurs souriants comme moi.
Puis des cris, des youyous.
La rue est pleine de ce défilé joyeux qui clame haut et fort la joie de marier deux des leurs.
Voila la photo d’un moment furtif de joie.
Le soir, la rue est généralement calme. Mais la, dans l’instant saisis, elle ne l’est pas.
Une foule de motos, dessus des hommes se tiennent à deux, à trois, ils ont l’air heureux, les deux roues défilent lentement, les hommes sourient, il y en a même plusieurs qui ont le bras soulevé pour nous saluer, d’autres debout.
Des voitures aussi. Des picks-up remplis de femmes assises sur le rebord. Des 4xQ avec des hommes sortant par la fenêtre un sabre à la main.
Des spectateurs souriants comme moi.
Puis des cris, des youyous.
La rue est pleine de ce défilé joyeux qui clame haut et fort la joie de marier deux des leurs.
Voila la photo d’un moment furtif de joie.
jeudi 18 juin 2009
La chaleur
Qu’est ce que c’est ?
C’est avoir la chemise mouillée qui colle au corps du matin au soir, c’est de passer délicatement son poignet sur le front pour s’éponger, c’est d’être moite même sous la douche, c’est trois bouteilles d’eau chaude par jour, c’est les lunettes qui glissent continuellement…
Le plus difficile, c’est qu’il fait chaud sans jamais faire froid. C'est-à-dire que cette chaleur est ininterrompu, il n’y a pas de pause, il n’y a pas même d’espoir de la voir repartir. Elle est la, elle reste, et on le sait. Notre seul espoir, c’est qu’elle diminue un peu avec la saison des pluies, mais ca reste encore à prouver.
Mon clavier est chaud, ma souris est chaude, mon coude est posé sur une table chaude, ma chaises est chaude, mes pieds sont sur un sol chaud.
La nuit, mon lit est chaud.
Mon frigo est chaud.
Mon eau est chaude, si je la laisse au soleil, je ne peux même plus mettre le doigt à l’intérieur. Par contre je peux en faire mon café.
La chaleur, elle ne nous lâche pas parce que quoique l’on fasse elle nous rappelle sa présence, elle nous fatigue, elle nous rend las, elle bouffe notre énergie.
Elle est sans pitié !!!
Il y a des choses auxquelles on a plus le droit.
Par exemple, le soir, il n’y a pas d’eau froide pour la douche, elle est chaude.
On ne peut plus être complètement sec.
On ne peut plus dormir à l’intérieur.
On ne peut plus marcher pieds nus.
On ne peut plus faire de sieste…
Parlons-en de la sieste. Il est coutume dans certains pays chauds comme l’Espagne de faire la sieste pendant les heures les plus chaudes et de vivre le soir. Ici ce n’est pas le cas. On ne peut pas faire la sieste l’après midi. Quand au soir c’est le seul moment ou l’on peut dormir… Donc on dort…
A partir d’une certaine température, on a l’impression que la chaleur ne vient plus de dehors mais qu’elle vient de notre corps. Que l’on émet nous même de la chaleur, que l’on ne pourra jamais s’en débarrasser puisqu’elle vient de nous. Notre corps est en quelques sortes le traitre qui nous introduit dans cette chaleur…
Le pire c’est que les quelques minutes que j’ai passé sous une clim pour avoir accès internet… je me suis enrhumé.
Qu’est ce que c’est ?
C’est avoir la chemise mouillée qui colle au corps du matin au soir, c’est de passer délicatement son poignet sur le front pour s’éponger, c’est d’être moite même sous la douche, c’est trois bouteilles d’eau chaude par jour, c’est les lunettes qui glissent continuellement…
Le plus difficile, c’est qu’il fait chaud sans jamais faire froid. C'est-à-dire que cette chaleur est ininterrompu, il n’y a pas de pause, il n’y a pas même d’espoir de la voir repartir. Elle est la, elle reste, et on le sait. Notre seul espoir, c’est qu’elle diminue un peu avec la saison des pluies, mais ca reste encore à prouver.
Mon clavier est chaud, ma souris est chaude, mon coude est posé sur une table chaude, ma chaises est chaude, mes pieds sont sur un sol chaud.
La nuit, mon lit est chaud.
Mon frigo est chaud.
Mon eau est chaude, si je la laisse au soleil, je ne peux même plus mettre le doigt à l’intérieur. Par contre je peux en faire mon café.
La chaleur, elle ne nous lâche pas parce que quoique l’on fasse elle nous rappelle sa présence, elle nous fatigue, elle nous rend las, elle bouffe notre énergie.
Elle est sans pitié !!!
Il y a des choses auxquelles on a plus le droit.
Par exemple, le soir, il n’y a pas d’eau froide pour la douche, elle est chaude.
On ne peut plus être complètement sec.
On ne peut plus dormir à l’intérieur.
On ne peut plus marcher pieds nus.
On ne peut plus faire de sieste…
Parlons-en de la sieste. Il est coutume dans certains pays chauds comme l’Espagne de faire la sieste pendant les heures les plus chaudes et de vivre le soir. Ici ce n’est pas le cas. On ne peut pas faire la sieste l’après midi. Quand au soir c’est le seul moment ou l’on peut dormir… Donc on dort…
A partir d’une certaine température, on a l’impression que la chaleur ne vient plus de dehors mais qu’elle vient de notre corps. Que l’on émet nous même de la chaleur, que l’on ne pourra jamais s’en débarrasser puisqu’elle vient de nous. Notre corps est en quelques sortes le traitre qui nous introduit dans cette chaleur…
Le pire c’est que les quelques minutes que j’ai passé sous une clim pour avoir accès internet… je me suis enrhumé.
mardi 16 juin 2009
Point boulot :
Cette semaine, je l’ai passée à finir le dossier d’appel d’offre pour le village des femmes de l’hôpital d’Abéché. Il va maintenant être envoyé au siège de MSF à Genève pour approbation et correction puis nous pourrons publier l’appel d’offre dans toute la ville. Et trois semaines plus tard, nous pourrons analyser les dossiers des entreprises et sélectionner celle qui sera en charge de la construction.
Ce dossier a été un gros travail à confectionner. Entre les plans, les descriptifs, les quantitatifs… Je suis assez content d’en avoir fini.
Normalement, je serai en charge du suivi des travaux par la suite, donc je pourrai voir notre projet sortir de terre.
Ce qui est vraiment enrichissant dans ce projet, c’est que je fais tout du début a la fin, ce qui n’aurait jamais pu m’arriver en agence. La dimension et les conditions font que j’ai entre les mains une responsabilité qui ne risque pas de me retomber dessus avant longtemps. Non seulement je fais le boulot et je prends les responsabilités seul sans chef d’agence, mais en plus sans bureau de contrôle sans ingénieur structure, sans ingénieur fluides, sans géotechnicien…
C’est passionnant et ca fait un petit peu peur aussi.
Hier, dimanche, alors que je devais finir les plans en vitesse, notre générateur (qui nous permet d’avoir de l’électricité à grand bruit) est tombe en panne. Un petit vent de panique m’a caresse l’échine.
Je suis donc allé dans les bureaux d’OCHA, organisme des nations unis qui s’occupe de la communication avec les ONG. Je suis entré. J’ai entrouvert la porte de la salle de réunion. Vide bien sur. Je me suis installe avec mon ordinateur que j’ai branche. J’ai allume la clim. Et j’ai travaille toute la journée sans que personne ne vienne me demander ce que je faisais la…
C’est dans des moments comme ca que l’on s’aperçoit que la clim a du bon. J’ai l’impression d’avoir travaille deux fois plus rapidement et efficacement que d’habitude !!!
PS : je suis passe sur un clavier américain, alors pour les accents…
Ce dossier a été un gros travail à confectionner. Entre les plans, les descriptifs, les quantitatifs… Je suis assez content d’en avoir fini.
Normalement, je serai en charge du suivi des travaux par la suite, donc je pourrai voir notre projet sortir de terre.
Ce qui est vraiment enrichissant dans ce projet, c’est que je fais tout du début a la fin, ce qui n’aurait jamais pu m’arriver en agence. La dimension et les conditions font que j’ai entre les mains une responsabilité qui ne risque pas de me retomber dessus avant longtemps. Non seulement je fais le boulot et je prends les responsabilités seul sans chef d’agence, mais en plus sans bureau de contrôle sans ingénieur structure, sans ingénieur fluides, sans géotechnicien…
C’est passionnant et ca fait un petit peu peur aussi.
Hier, dimanche, alors que je devais finir les plans en vitesse, notre générateur (qui nous permet d’avoir de l’électricité à grand bruit) est tombe en panne. Un petit vent de panique m’a caresse l’échine.
Je suis donc allé dans les bureaux d’OCHA, organisme des nations unis qui s’occupe de la communication avec les ONG. Je suis entré. J’ai entrouvert la porte de la salle de réunion. Vide bien sur. Je me suis installe avec mon ordinateur que j’ai branche. J’ai allume la clim. Et j’ai travaille toute la journée sans que personne ne vienne me demander ce que je faisais la…
C’est dans des moments comme ca que l’on s’aperçoit que la clim a du bon. J’ai l’impression d’avoir travaille deux fois plus rapidement et efficacement que d’habitude !!!
PS : je suis passe sur un clavier américain, alors pour les accents…
lundi 8 juin 2009
Je profite d'un de mes rares moment de calme coïncident avec une connexion internet accessible pour donner quelques nouvelles.
Je me suis permis une petite folie.
J'ai fais un investissement à long terme au Tchad.
J'ai craqué, je n'en pouvais plus, j'étais en manque...
Je me suis acheté un Vélo!!
Il est bleu, il a bien deux roues, j'ai vérifié.. Il est tres lourd, n'a pas de changement de vitesse, déraille toutes les 7 minutes, a les 2 roues voilées, freine sans qu'on le lui demande, ne roule pas droit, mais... J'en suis amoureux!
J'ai déjà crevé 4 fois, ici, c'est 100 fr le trou.
Mais je suis fier d'être sans doute le seul blanc a me deplacer sur un velo à Abéché. Ce qui me vaut une popularité incroyable dans les rues ou je suis obligé de saluer tout le monde.
Même si je ne peux pas l'utiliser pour tous les déplacements (Abéché est grand et il fait 47°C) c'est un fantastique moyen de se libérer un peu.
Je me suis permis une petite folie.
J'ai fais un investissement à long terme au Tchad.
J'ai craqué, je n'en pouvais plus, j'étais en manque...
Je me suis acheté un Vélo!!
Il est bleu, il a bien deux roues, j'ai vérifié.. Il est tres lourd, n'a pas de changement de vitesse, déraille toutes les 7 minutes, a les 2 roues voilées, freine sans qu'on le lui demande, ne roule pas droit, mais... J'en suis amoureux!
J'ai déjà crevé 4 fois, ici, c'est 100 fr le trou.
Mais je suis fier d'être sans doute le seul blanc a me deplacer sur un velo à Abéché. Ce qui me vaut une popularité incroyable dans les rues ou je suis obligé de saluer tout le monde.
Même si je ne peux pas l'utiliser pour tous les déplacements (Abéché est grand et il fait 47°C) c'est un fantastique moyen de se libérer un peu.
lundi 1 juin 2009
Confiture
Comment se passe un Week-end à Abéché ?
Il commence le samedi soir par une soirée croix rouge internationale. Ces soirées sont toujours incroyables… Les habitants de la guest house n°3 (et oui, chez le CICR, ils en ont 15) ont aménagé, sur une terrasse couverte, un mini bar à partir de futs à pétrole et de planches. Il est toujours rempli de merveilles introuvables ici. Notamment, on peut souvent y boire un peu de vin rouge, blanc et même rosé… Dans leur salon, ils ont installé un billard américain à coté de la télé. On peut aussi manger. Du houmous, des olives, des gâteaux, des quiches…Bref, uns soirée CICR, ca ne se loupe sous aucun prétexte. Par ce que, en plus, il y a pleins de jeunes gens sympa, et une bonne ambiance décontractée.
Le WE continu le dimanche par un atelier confiture chez Aviateurs Sans Frontière Belgique.
Et oui, ça ne s’invente pas !!! On est arrivé Maroa (administratrice), Matthieu (ex stagiaire) et moi, avec nos mangues et nos bananes que l’on était allé acheter le matin même au marché aux fruits d’Abéché. On en avait profité pour visiter la halle aux bouchers pour apporter notre contribution au déjeuner.
Un bâtiment un peu délabré, un couloir remplis de monde, ou plutôt de femmes. Et derrière les étalages, les boutiques où sont pendus moutons, chèvres, bœufs…Il faut se battre un peu pour accéder à l’étalage, mais le plus difficile, ensuite, c’est de choisir le morceau que l’on veut. J’ai demandé du bœuf, je n’ai pas très bien compris quel morceau j’ai eu, mais il n’était pas vraiment tendre. Heureusement pour nous, choisir des mangues fut ensuite un peu plus aisé…
Nos confitures donc…
Nous débarquons chez nos aviateurs avec nos fruits sous le coude, prêt à profiter de leurs bon conseils et de leur cuisine équipée. Je ne pensais pas que ce serait un pilote qui un jour, au Tchad, m’apprendrai à faire de la confiture de mangue et de banane à la cannelle !!
Il est convenu que la prochaine fois, nous essayeront de la confiture d’ananas et de goyave. Un pilote espagnol s’est aussi proposé pour nous apprendre le gaspacho…
Mais une fois la confiture mise en pot, c’est une véritable escadrille au complet qui a reçu la mission de nettoyer le terrain. Le combat fut terrible, des acrobaties dans tous les sens, des vrilles, des tonneaux, de la navigation dorsale. Le commandant pouvait être fier de ses chasseurs. L’index a réussi un plongeon dans la casserole encore collante de confiture puis a pu redresser pour poursuivre sa route sur la cuillère en bois. L’annuaire et le majeur ne furent pas en reste non plus. Mais pour éviter de heurter les âmes sensibles, je ne rentrerai pas dans les détails.
Résultat du vol ? Des ustensiles de cuisines propres comme au premier jour et une certitude : la confiture da mangue, ça envoi au septième ciel !
J’allais oublier le petit gâteau que j’ai improvisé pour l’anniversaire de Matthieu. On a trouvé des petites plaquettes de beurre (celle que l’on trouve dans les hôtels en France) du lait à un prix astronomique, un peu de cacao, du sucre, de la farine, des restes de mangue, un four… Tout ca pour fêter dignement 22 ans passés sur notre bonne terre !
Je vous passe la suite de l’après midi qui m’a quand même permis de voir Nadal défait à Rolland Garros, de jouer un peu de volley, de boire un jus de mangue pressé… Pour arriver à notre fin de journée.
Retour à la case départ. CICR. Maison 4 cette fois ci. Véronique avait gentiment accepté de nous faire une petite coupe de cheveux à Matthieu et moi pour fêter les grosses chaleurs du moment.
Ca y est on est tout neuf, prêts pour une nouvelle semaine.
Il commence le samedi soir par une soirée croix rouge internationale. Ces soirées sont toujours incroyables… Les habitants de la guest house n°3 (et oui, chez le CICR, ils en ont 15) ont aménagé, sur une terrasse couverte, un mini bar à partir de futs à pétrole et de planches. Il est toujours rempli de merveilles introuvables ici. Notamment, on peut souvent y boire un peu de vin rouge, blanc et même rosé… Dans leur salon, ils ont installé un billard américain à coté de la télé. On peut aussi manger. Du houmous, des olives, des gâteaux, des quiches…Bref, uns soirée CICR, ca ne se loupe sous aucun prétexte. Par ce que, en plus, il y a pleins de jeunes gens sympa, et une bonne ambiance décontractée.
Le WE continu le dimanche par un atelier confiture chez Aviateurs Sans Frontière Belgique.
Et oui, ça ne s’invente pas !!! On est arrivé Maroa (administratrice), Matthieu (ex stagiaire) et moi, avec nos mangues et nos bananes que l’on était allé acheter le matin même au marché aux fruits d’Abéché. On en avait profité pour visiter la halle aux bouchers pour apporter notre contribution au déjeuner.
Un bâtiment un peu délabré, un couloir remplis de monde, ou plutôt de femmes. Et derrière les étalages, les boutiques où sont pendus moutons, chèvres, bœufs…Il faut se battre un peu pour accéder à l’étalage, mais le plus difficile, ensuite, c’est de choisir le morceau que l’on veut. J’ai demandé du bœuf, je n’ai pas très bien compris quel morceau j’ai eu, mais il n’était pas vraiment tendre. Heureusement pour nous, choisir des mangues fut ensuite un peu plus aisé…
Nos confitures donc…
Nous débarquons chez nos aviateurs avec nos fruits sous le coude, prêt à profiter de leurs bon conseils et de leur cuisine équipée. Je ne pensais pas que ce serait un pilote qui un jour, au Tchad, m’apprendrai à faire de la confiture de mangue et de banane à la cannelle !!
Il est convenu que la prochaine fois, nous essayeront de la confiture d’ananas et de goyave. Un pilote espagnol s’est aussi proposé pour nous apprendre le gaspacho…
Mais une fois la confiture mise en pot, c’est une véritable escadrille au complet qui a reçu la mission de nettoyer le terrain. Le combat fut terrible, des acrobaties dans tous les sens, des vrilles, des tonneaux, de la navigation dorsale. Le commandant pouvait être fier de ses chasseurs. L’index a réussi un plongeon dans la casserole encore collante de confiture puis a pu redresser pour poursuivre sa route sur la cuillère en bois. L’annuaire et le majeur ne furent pas en reste non plus. Mais pour éviter de heurter les âmes sensibles, je ne rentrerai pas dans les détails.
Résultat du vol ? Des ustensiles de cuisines propres comme au premier jour et une certitude : la confiture da mangue, ça envoi au septième ciel !
J’allais oublier le petit gâteau que j’ai improvisé pour l’anniversaire de Matthieu. On a trouvé des petites plaquettes de beurre (celle que l’on trouve dans les hôtels en France) du lait à un prix astronomique, un peu de cacao, du sucre, de la farine, des restes de mangue, un four… Tout ca pour fêter dignement 22 ans passés sur notre bonne terre !
Je vous passe la suite de l’après midi qui m’a quand même permis de voir Nadal défait à Rolland Garros, de jouer un peu de volley, de boire un jus de mangue pressé… Pour arriver à notre fin de journée.
Retour à la case départ. CICR. Maison 4 cette fois ci. Véronique avait gentiment accepté de nous faire une petite coupe de cheveux à Matthieu et moi pour fêter les grosses chaleurs du moment.
Ca y est on est tout neuf, prêts pour une nouvelle semaine.
Inscription à :
Articles (Atom)
