vendredi 31 juillet 2009

violence...

Je vous livre ma réaction a chaud, j'ai rédigé ce post le soir même...

Je suis très énervé…
J’ai discuté avec Amhat, notre chauffeur, et j’ai eut particulièrement du mal à me contenir. Je ne pense pourtant pas être un nerveux, mais la, j’ai du arrêter la conversation en cours. Je commençais à avoir du mal à me maîtriser.
J’ai des convictions. Je pense que pour vivre ensemble il faut commencer par s’écouter puis accepter et respecter nos différences nos coutumes, nos cultures. D’avoir inventé la bombe atomique, d’avoir plus d’un PC par ménage ne nous donne pas la légitimité pour juger d’autres cultures. J’essaye de me rappeler cela tous les jours. nous vivons, moi et mes proches, dans la richesse, dans le confort. J’ai une culture beaucoup plus large, j’ai beaucoup plus étudié que la plupart d’entre eux. Mais pour autant je ne suis pas supérieur à eux. Je ne peux pas les juger, les prendre de haut…

D’ailleurs j’ai trouvé ici de très belles coutumes, il y a des gens qui m’ont appris beaucoup de choses dés que j’ai su les écouter.

Pourtant là, j’ai vu une envie très forte monter en moi. Un spasme presque de violence m’a secoué, je voulais le faire taire par tous les moyens, je n’en pouvait plus de l’écouter, j’étais au bord du dégoût mais surtout, pire que tout, au bord du désespoir.
Mes beaux principes, mes belles phrases, ne me paraissaient plus valoir grand-chose.

La vérité c’est que je me trouve complètement désemparé devant une telle façon d’être. Je suis impuissant devant quelque chose qui va à l’encontre de tout ce en quoi je crois, de tout ce que je suis.

Déjà, la première partie de la conversation m’a été difficile. Je sais ce que l’on représente pour la population ici, je suis la depuis sept mois, je ne suis pas un naïf débarquant tout droit de ses nuages. Depuis que je suis ici, on m’a lancé des cailloux, on m’a volé du matériel prévu pour les écoles, on nous a fait des procès…
Mais quand ça vient de quelqu’un dont je suis proche, qui travaille pour nous. Que je m’aperçois que même après toutes les conversations que l’on a eut, on ne représente encore pour lui que de l’argent. Qu’il nous voit comme une grosse société venue ici pour se faire de l’argent sur leur dos, qu’il ne comprenne pas pourquoi il ne pourrait pas en profiter pour s’en mettre plein les poches lui aussi.
Le fait que l’on galère sans moyens, serrés dans une toute petite base avec un confort minime, des indemnités ridicules, n’est pour lui qu’une preuve de notre radinerie.
Le fait qu’il ne soit pas payé plus, n’est pour lui qu’une preuve de notre mesquinerie (il est pourtant déjà très bien payé pour Abéché).

La vie et le travail ne sont pas toujours simples pour nus, nous ne réclamons pas de reconnaissances particulières, mais c’est dur d’être vu par des proches comme des gros exploiteurs sans scrupules venus leur voler leur argent.

Il y a des raisons à tout ça. Le comportement de certaines agences onusiennes, de certaines ONG, le surpeuplement humanitaire…. Mais la vérité, c’est aussi que la démarche qui est la notre leur est complètement incompréhensible. Pour eux qui ont tant de manques, tant de besoins, on travaille, on vit pour l’argent. Si tu fait quelque chose, montes une structure, interviens dans les camps… C’est pour l’argent. Et il ne peut en être autrement.
Je généralise un peu vite. Mais tel est en tout cas la position de Ahmat.


Mais c’est ensuite que déjà un peu désespéré, j’ai eut du mal à garder mon calme.
Un des grand choc que m’a réservé cette partie du Tchad, c’est la violence ancrée si profondément, régissant complètement les relations humaines.
C’est aussi avec une grande violence qu’est traitée la femme.

Pour Ahmat, un homme se doit de frapper sa femme. Il me décrit même le gros bâton avec lequel il est bon de faire ça. Si tu ne la frappes pas, tu n’es pas un homme, tu es « un pédé ». Il me décrit les nuits ou il allait boire (depuis il est devenu sobre) avec ses amis toute la soirée. Il revenait vers les une heure du matin. Si sa femme s’était endormie, il la réveillait pour la battre pour ne pas l’avoir attendu pour dormir.

Il faut avoir une femme. « tu la baises puis elle s’occupe de la maison. » Voila leur raison d’être !! Bien sur, pourquoi n’y avais je pas pensé…
Il regrette aussi la tradition qui faisait qu’une femme croisant un homme dans la rue devait se déchausser et filer la tête baissée cachant son visage avec sa main.

De toute manière, « la femme est derrière l’homme ». Voila qui résume sa pensée mais pas complètement. Car l’homme doit affirmer sa domination sur la femme par la violence. Que ça soit la violence physique : si tu égorges ta femme, ce crime te sera pardonné par le gouverneur, tu as le droit de vie et de mort. Mais aussi la violence morale. La femme n’a simplement pas le droit de se faire une vie. Elle ne peut quitter sa maison ne serai-ce pour acheter du pain que si le mari l’a autorisé.

Dans cette conversation, c’est son sourire quand il me racontait tout ça qui m’a le plus meurtri. Cette violence je l’ai senti venir en moi…
Quand je lui demande : Quelle est la différence entre toi et une femme ?
Il me répond : non, mais c’est juste une question de traditions, c’est comme ça chez nous, c’est tout.
Que faire face à toute ces violences, comment essayer de faire changer les choses si on te répond avec fierté : je fais ça par ce que chez nous c’est comme ça.

C’est ça, c’est cette fierté avec laquelle il me racontait tout ça (que je savais déjà pour la plupart) qui m’a donné à mon tour cette envie de violence…

Je me sens tellement mal face à toute cette violence. Je n’ai parlé ici que des rapports hommes femmes, mais elle est présente partout.
Je peux faire des efforts pour essayer de comprendre et accepter toute culture, tout types de rapports humains. Mais cette violence, je n’y arrive pas. Ce mépris de la vie humaine, je n’arrive pas à le comprendre. Je me sens plus étranger que jamais.

Chez moi, en France, elle existe cette violence. Dans la vie de tous les jours, dans la politique, dans la politique… Les actes de tous les Maldof du monde sont des actes de violence. Mais elle est maquillée, elle est dénoncée…
Ici, elle est porté au piédestal, elle est mis au panthéon, elle est prônée, adoré. Elle est dans tous les rapports humains.

Je suis juste dégoûté. J’ai envie de pleurer… tant je me sens impuissant et… déplacé.

jeudi 30 juillet 2009

Ma semaine

Cette semaine, je m’occupe principalement de lancer l’appel d’offre sur Abéché. Mais ce qui parait simple ne l’est jamais.
Par exemple, nous avons fait signer le dossier par les autorités tchadiennes concernées avant de faire quoi que ce soit. Nous avons fait une réunion vendredi avec le secrétaire général du gouverneur, le directeur de l’hôpital, MSF et moi-même. Mais le délégué régionale sanitaire du Ouaddai (attention !! je me suis trompé une fois dans le titre et ça n’a pas plu) était absent. Je suis donc passé le voir Lundi matin à son bureau, c’était son remplaçant qui a signé le premier exemplaire mais n’a pas eu le temps de signer le deuxième. Il m’a donc demandé de repasser en fin de matinée. Je me suis exécuté sans autre résultat qu’un rdv pour le lendemain.
Le lendemain, le remplaçant a disparu, le titulaire est de retour et n’a pas signé mon dossier. Mais il n’y a pas de problème, repassez demain.
Un lendemain supplémentaire je repasse plein d’espoir, on me donne mon dossier, oh joie, que je ramène chez moi. Et la….
Oh divine surprise ! Il n’a pas signé le bon dossier…
Toujours un autre lendemain, à 9h30, retour chez le délégué. Il n’est pas la. Je demande, ou est il ?
En réunion.
Son adjoint ?
En réunion.
Sa secrétaire ?
On ne sait pas.
Il rentre quand ?
On ne sait pas ? Je peux repasser en fin de matinée (quelqu’un de haut placé dans l’administration travaille rarement l’après midi) ?
Non, il ne sera pas la.
Bon… Mais cette réunion dure combien de temps ?
Oh…. Trois jours à peu près.
Kai !!!

Alors j’aimerai vous dire que ça avance mais… Un coup il faut attendre le retour de telle personne, un autre moment partir à la pêche à la signature fuyante… Le dernier coup en date est celui de l’impression du dossier A3 en 20 exemplaires. Evidemment, pas d’imprimante A3 sur Abéché (deuxième ville du pays) à part chez les UN. Mais en contrepartie il faut acheter l’encre à N’Djamena.
Nouvelle surprise ! Il y en a pour 1 000 000 FCFA ! soit 1 500 E pour 600 pages…
Pfff, on trouvera bien une solution…

Tout cela n’est pas bien grave, je suis de caractère patient puis je pars bientôt en vacances donc…

mardi 28 juillet 2009

bientot!

Avis à ceux qui sont intéressés :
Je serai en France du 09 Aout au 07 septembre
avec une grande envie de tous vous revoir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

choc de cultures

Il y a des chocs culturels qui paraissent incongrus. Je suis particulièrement friand de ces moments parfaitement absurdes fait de la rencontre de deux événements incompatibles.
C’est au Tchad, dans une ville ou la malnutrition infantile (estimée à 20%) est extrêmement alarmante, que j’ai regardé pour la première fois « la grande bouffe » de Marco Ferreri.
Tout s’oppose. Tous ces mets délicieux qui défilaient à l’écran me faisaient passer mon riz mouton pour un peu fade. Cette orgie de nourriture amenant à la mort, face à ce manque de matières premières amenant aussi à la mort. Ce pavillon parisien sous la neige face à ma maison de terre dans le sable. Ces femmes dénudées devant la caméra face à ces femmes voilées et déconsidérées.
Je me suis demandé ce que penserait un Tchadien si je lui montrait ce film. Est-ce qu’il pourrait même comprendre quelque chose ? Un film qui pousse tous les plaisirs de la vie jusqu’au dégoût face à une culture ou le plaisir est malheureusement un mot bien creux. En voyant ce film, je me suis rappelé ce que je veux oublier de temps en temps : Qu’est ce que l’on est éloigné culturellement !!

mardi 21 juillet 2009

Communication

Nous tous, petites bêtes à deux pattes qui grouillons sur cette planète, sommes voués à communiquer, à nous parler, à échanger. Certains vont même jusqu’à affirmer que c’est ce qui fait la différence entre nous et les animaux.
Pourtant, on ne se comprend pas toujours très bien. Ca peut être un simple problème de langues différentes.
Je me rappelle quand, pour donner une consigne à un ouvrier qui ne parlait que zaggawa, je devais m’entretenir en français à un Tchadien dont la langue maternelle était le gombai, mais qui avait appris le français, pour qu’il traduise en arabe, langue qu’il avait appris sur le tard, à un Soudanais dont la langue maternelle était le zaggawa mais qui avait appris l’arabe à l’école, pour qu’il fasse passer le message en zaggawa à l’ouvrier soudanais. Inutile de vous préciser la perte d’information effective.

Mais, même entre deux personnes maîtrisant la même langue, parfois, les choses ne sont pas claires, les sens mis sur les mots ou sur les expressions ne sont pas tout à fait les mêmes. C’est dans ces moments que l’on s’aperçoit que la communication est un art de haute précision.

Exemples :
Je discutais avec Ahmat notre chauffeur, et on se disait que de temps en temps, nous pouvions, nous les étrangers, blesser nos interlocuteur par nos propos ou notre ton. Et d’ailleurs lui, semblait en avoir gros sur le cœur sur la façon dont il était traité par Lucile et surtout Maroa. Il me dit que souvent il les trouve injurieuses à son égard et qu’il ne comprend pas pourquoi. Il le prend assez mal. Etonné, je lui demande de quelles insultes il parle. Il me répond que régulièrement, elles le traitent de putain, ce qui est quand même une atteinte dans sa dignité.
Je me sens soulagé. Avec un grand sourire, je lui explique que si il comprend bien le mot « putain », en France on a aussi l’habitude de l’utiliser comme un juron, comme on dirait « zut »ou « mince » ou « merde » ,que ce ne lui était absolument pas adressé et que personne ne l’avait traité de « putain ».

Je me rappelle aussi de conversations compléments vaines avec notre chef de chantier. Je lui parlais d’une technique de construction, et il me répétait toujours : « ça vaut la peine ». Je me sentais encouragé et continuais à lui exposer la chose. Cependant je me rendais compte dans ces mimiques qu’il n’était pas très à l’aise avec cette idée. Je m’arrêtais alors pour lui demander : « qu’est ce que tu en penses ? » « Ça vaut la peine, ça vaut la peine ». J’ai donc poussé jusqu’au bout mon idée.
Ce n’est que plusieurs jours, après plusieurs conversations du même type que j’ai enfin compris que l’on ne s’était pas compris. Pour lui, ne me demandez pas pourquoi, « ça vaut la peine » est, en fait, l’abrégé de : « ça ne vaut pas la peine »….
Une fois que j’ai compris ça, on s’est beaucoup mieux entendu…

Mais les incompréhensions peuvent être plus complexes. Dans toute communication il y a des règles en plus de celles du langage lui-même.
Par exemple, tu ne peux pas entamer une conversation ou même demander ton chemin si tu n’as pas salué ton interlocuteur auparavant.
Lever le ton ou avoir des mots un peu durs ou un ton un peu sévère peu gravement vexer un Tchadien. Il faut aussi faire attention aux mots employés.
Un commerçant a très mal pris que quelqu’un de l’équipe glisse maladroitement au milieu d’une conversation les mots « simple vendeur de voiture ». La situation a dégénéré jusqu’à se terminer devant le juge au tribunal…

Quand un Tchadien répond : « oui, oui » : Tous aux alertes !!!
Il y a deux solutions. Soit il n’a rien compris, mais de toute manière il ne veut pas te contredire et dans ce cas, tu risques de t’amuser. Soit il a tout compris, et si tu lui demandes de répéter il va penser que tu le prends pour un con et il sera vexé…

Et puis il y a le plus drôle, les expressions locales qui ont une signification différente chez nous.
Si, le matin, alors que vous maudissez encore tous les dieux du monde d’avoir inventé ce maudit soleil qui vous a réveillé, quelqu’un vous demande : « bien réveillé ? ». Il ne faut pas lui répondre : « occupe toi de tes affaires connard!! » car il vous a juste demandé si vous aviez passé une bonne nuit.
Voici quelques autres expressions du cru, à vous de les traduire :
« Salut, c’est comment ? »
« Tu as passé une journée fatiguée ? »
« Un peu, un peu. »

Mais le plus incroyable pour un gros mégalo comme moi… C’est quand les chefs de chantiers, les gardiens, etc, m’appellent tous les jours « patron » ou « chef »… A mon retour, il va falloir vous y mettre…

jeudi 16 juillet 2009

Ronaldo

J’ai un ami tchadien qui s’appelle Ronaldo… Je l’ai rencontré à l’hôpital où il errait. Il est étudiant en géographie à l’université d’Abéché, ce qui n’est pas prêt de lui apporter du boulot. Il m’a abordé car il lui semblait évident que connaître un blanc travaillant dans l’humanitaire pourrait certainement lui apporter quelque chose un jour.

Comme une grande partie des étudiants ici, il n’est pas du coin, il est loin de sa famille de ses amis et surtout il n’est et ne pourra jamais être accepté par les véritables ouaddaiens. Il n’a pas d’argent, l’état lui verse une bourse universitaire, mais alors que l’année scolaire est finie, il n’a toujours pas perçu un sous depuis Septembre…
A Abéché, la crise du logement fait rage, une chambre ne se loue plus à moins de 10-15 000 FCFA, la vie est chère puisque tout est importé et les prix vont monter en flèche avec la saison des pluies qui bloquera tout transport.

Bref, il est dans la merde (comme tant d’autres…) et il le sait. Alors il s’accroche à moi comme à une bouée de secours. Il me demande d’abord un boulot. On n’en a pas. Alors plus tard, il me demande de l’introduire dans une autre ONG. Mais je ne connais personne qui embauche…
Dés le début je sens un écart dans les promesses qu’il voit en moi, et ce que je sais que je ne suis pas en capacité de lui apporter. J’essaie de lui expliquer que je ne peux pas faire grand-chose pour lui.
Oui, mais, je suis quand même un blanc, j’ai l’agent, j’ai le pouvoir. Un blanc il peut, si il veut.
Ben non… Difficile à comprendre pour lui…
Plus tard il revient à la charge. Peut être que l’on pourrai le prendre en stage pour qu’il nous observe et apprenne à ce servir d’un ordinateur ? Parce que vous comprenez c’est compliqué, pour la plupart des boulots ils demandent une connaissance informatique, et moi… je n’y connais rien. A la fac, il n’y a pas de cours d’informatique ce qui est logique puisqu’il n’y a pas d’ordinateur…

Allons bon…
J’en ai mare de lui dire non tout le temps. Mais ça ne sert à rien qu’il reste à cote de moi à me regarder magner Autocad alors qu’il ne sait pas allumer un ordi.

J’ai donc décider de lui accorder un petit peu de mon temps, chaque Lundi à 17h30 je donne un cours d’informatique débutants à Ronaldo. Du coup, je propose à nos gardiens et à notre chauffeur de participer. C’est rigolo d’enseigner à des gens qui n’ont pas la moindre idée, au départ, de ce qu’est un ordinateur.

Mais ce que je sais, c’est que de retour en France je pourrai dire : Ronaldo ? J’étais son prof !!

samedi 11 juillet 2009

Petites nouvelles du quotidien dont tout le monde se fout

Parce que c’est avec les petits riens que l’on fait les grandes choses.

J’ai pu passer mes deux premières nuits depuis que je suis ici dans ma chambre. Auparavant il y faisait trop chaud mais grâce aux quelques orages qui ont éclatés, la nuit y est devenue presque agréable. J’en ai profité pour changer le lit de place et le positionner stratégiquement sous ma fenêtre pour capter le moindre courant d’air successible de passer par la…

La saison des mangues est finie ! Et oui, une très grande tristesse nous accable, notre fruit préféré disparaît petit à petit de notre paysage. Et son remplaçant est… Ben, il n’y en a pas. Il ne nous reste que la minuscule banane (chère mais bonne) ou l’orange du désert, spécialité d’ici… Pour commencer elle est verte. Pour une orange, être vert c’est quand même le comble… Je vous rassure elle est quand même ronde. Mais sa grande particularité, c’est que l’on peut chercher tant que l’on veut, elle ne contient pas une seule goûte de jus !! Elle est sèche, complètement sèche… Et donc dégueulasse…
Heureusement restent les bananes, valeur sure…

La STEE (EDF local) à réparé son installation, nous avons eu, cette nuit, de l’eau pour la première fois depuis un mois maintenant ! Pour fêter ça, je me suis autorisé une double portion de gobelet d’eau sous ma douche !!

J’ai mes billets d’avion pour mes vacances que je passerai dans un joli pays bucolique : la France. J’y serai donc fin Août, début Septembre…. J’ai grande hâte de tous vous revoir…

mercredi 8 juillet 2009

C’est fait

C’est fait
Il pleut, il a plu, il pleuvra.
La saison des pluie est la, la petite cachottière. Et c’est un grand soulagement parce que même si l’humidité de l’air a nettement augmenté (ce n’est vraiment pas agréable), au moins la température a légèrement baissé. Il arrive même, à certains moments (encore trop rares) qu’elle descende vers les 35 à l’ombre ?
Mais la pluie, qu’est ce que c’est ?
C’est du vent, encore du vent, du sable, le bruit des graviers projetés sur la tôle.
C’est la vie en jaune, une luminosité incroyable.
C’est le soir.
C’est beaucoup et pas très longtemps.
C’est un bruit assourdissant sur les tôles.
C’est de l’eau qui rentre par toutes les menuiseries.
C’est l’eau qui monte, les ouaddi qui se remplissent et se déversent tels des torrents pendant quelques heures.
C’est beaucoup d‘insectes.
C’est une ville bloqué (notre minibus ne passe pas dans un mètre d’eau).
C’est frais, c’est beau, c’est nouveau, je n’en ai pas encore mare.

samedi 4 juillet 2009

c'est bidon!

Tous les jours on apprend des choses très utiles.
Pour alimenter notre nouveau générateur, on a besoin d’aller chercher une dotation en gasoil chez la GTZ (la coopération Allemande). Je vous fais grâce de toutes les démarches administratives nécessaires pour en obtenir 70L, de toutes les signatures à aller quêter, pour passer directement à la recherche de nouveaux jerricans.
Au marché, on a un plan avec Amat, le chauffeur de mon minibus. Il descend, va demander les prix au commerçant, et une fois que c’est négocié, j’arrive avec ma tête de riche blanc pour payer.
C’est ce même Amat qui m’a appris une chose très utile. Comme les jerrican que l’on achète sont tous déjà usagés, comment vérifier qu’ils ne soient pas troués.
Bien sur, j’aurai pu apporter d’autres jerricans pleins d’eau pour les tester, mais vous admettrez que ça aurait été un peu compliqué.
Amat a donc pris les bidons qui semblaient les plus neufs. Pour commencer il vérifie que l’intérieur soit parfaitement propre. Ensuite, il le porte délicatement à la bouche pour souffler dedans très fort. Le jerrican se bombe, c’est bon, l’achat est validé.

La prochaine fois ça sera : comment gonfler un vélo avec une pompe sans embout ?