Il fait nuit. Une nuit pas très étoilée. Je suis devant le portail de la base des architectes de l’urgence, dans la rue. C’est le bruit qui m’a alerté. La rue est large entre les murs de brique des maisons. Il y a des étales dispersés au loin le long de la voie. Une ampoule reliée à un petit groupe électrogène, une lumière au loin. Notre gardien est la, il ne me laisse pas sortir tout seul, même devant le portail.
Le soir, la rue est généralement calme. Mais la, dans l’instant saisis, elle ne l’est pas.
Une foule de motos, dessus des hommes se tiennent à deux, à trois, ils ont l’air heureux, les deux roues défilent lentement, les hommes sourient, il y en a même plusieurs qui ont le bras soulevé pour nous saluer, d’autres debout.
Des voitures aussi. Des picks-up remplis de femmes assises sur le rebord. Des 4xQ avec des hommes sortant par la fenêtre un sabre à la main.
Des spectateurs souriants comme moi.
Puis des cris, des youyous.
La rue est pleine de ce défilé joyeux qui clame haut et fort la joie de marier deux des leurs.
Voila la photo d’un moment furtif de joie.
vendredi 19 juin 2009
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Manque la photo....
RépondreSupprimerc'est vrai qu'en ces terres, mieux vaut être prudent avec l'image, vol de l'âme.