Pas de photo, l’appareil est interdit à Abéché.
Il ne me reste que les mots pour vous décrire la cabine téléphonique tchadienne.
Au coin du bloc, dans la rue, sous le lampadaire, se tient une petite boite de contreplaqué peint. Le rose visible de l’opérateur téléphonique local.
Coté rue, une petite fenêtre se soulève et se bloque pour laisser voir une toute petite tablette. Sur le coté de cette boite à la taille d’une personne, une porte pour pouvoir entrer.
Dans la nuit, une ampoule pendue fournit la seule lumière de la rue par la fenêtre. On entend le bruit du générateur caché un peu plus loin.
Un homme est assis par terre à coté de la boite.
Dessus est peint le nom de l’opérateur puis la mention : « cabine ». Le passant européen peut s’étonner de cette cabine vide. C'est-à-dire sans téléphone.
La cabine téléphonique, en fait, ici, sert à vendre du crédit téléphonique et à fournir une prise pour charger le téléphone le temps de l’appel. Le tout, sous la lumière de l’ampoule.
Et oui, ici le téléphone s’est implanté avant l’arrivée d’un réseau fiable d’électricité. Alors il doit s’adapter. L’abéchois a un portable, mais pas d’électricité. La réponse ? La cabine téléphonique !!
mercredi 2 décembre 2009
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