N’Djamena, il fait une chaleur lourde à faire transpirer un dromadaire, j’attends Marjolaine, il faut que je fasse mon visa, ce qui va me prendre quelques jours, puis on sera prêt à traverser. Parce que, aller au Cameroun, c’est tres simple, il suffit de traverser le Chari par le pont et on se retrouve à Koussieri. Pour ca on emprunte un taxi qui nous emmène à la frontière, puis on monte sur deux motos clando qui nous conduisent jusqu’à la gare des cars.
Ca y est le voyage est commencé, attendre des bus, prendre des motos taxi, se serrer dans les taxis brousse, manger des brochettes sur le trottoir, négocier des prix, chercher des hôtels…
Traverser le Cameroun du nord au sud, c’est à la louche, 22H de taxi brousse, 14h de train, 10h d’attentes, un mal de fesse insupportable (il faut que j’engraisse), mais aussi un parc naturel de toute beauté (le parc de Waza), des villes accueillantes (Maroua, Garoua, N’Gaoundere…), la plaine aride, la savane, la foret tropicale, les montagnes (Rumsiky), le poisson grillé, la banane plantain.
C’est aussi la liberté, on peut aller ou l’on veut, manger ce que l’on veut, sortir dehors à n’importe quelle heure. On y a même rencontré des choses que je croyais disparues à jamais : la mer, la pluie, les nuages, la foret… C’est un peu ca aussi la liberté.

Notre première halte fut pour la réserve naturelle de Waza.
Le bus nous laissa dans un village isolé entre deux collines, incongrues dans ce paysage de vastes plaines. Nous étions à l’entrée du parc naturel, il ne nous suffisait plus que de trouver, dans ce lieu perdu, un hébergement, un guide et une voiture…

Sous un soleil indécent on a passé la journée à chercher les animaux grands et petits qui peuplent cette réserve, entre crevaisons et coups de chaleur. Si les éléphants sont restés cachés (pourtant cacher un éléphant !!) nous n’avons pas loupé les girafes, les gazelles et autres damalisques…

Pour continuer dans la thématique des villages perdus, nous avons choisis de continuer notre visite par les pics de Rumsiky, plus à l’ouest, à la frontière du Nigéria. Pour mon premier grand orage depuis longtemps, nous avions choisis, Marjolaine et moi de nous trouver à cheval sur deux motos en train de parcourir dans la boue les 50 km desservant le village à la dernière ville desservie par le bus… J’ai donc eu l’occasion de me souvenir que la pluie ca mouille !! Et bien ! Déjà plus au sud que le Tchad, la région est beaucoup plus verte, mais ce qui en fait la particularité, ce sont ces pics aussi impromptus que pentus qui rythmes le paysage. Mais ce qui fait le charme de cet endroit isolé, c’est aussi le camion dans lequel nous avons dut monter pour rentrer, par exemple. Il revenait du marché de Guili, le propriétaire en profitait pour se refaire un peu sa fin de mois en accueillant tous les désireux de se rendre à Mokolo. Nous nous retrouvèrent donc une trentaine dans cette petite beine, dont une dizaine de femmes accompagnant une fiancé à son futur mari. Le chauffeur à même poussé la gentillesse en nous faisant son petit spectacle qu’il ne réserve d’habitude qu’à ses amis les plus proches : la double crevaison !!

Après ces aventures nous avons voulu descendre sur la mer..., mais il ne suffit pas toujours de vouloir (même si ca aide..). En l’occurrence que sa soit le bus qui tarde, le train qui est plein (quand il y en a un par jour…), le train de marchandise qui déraille, l’attente de 6h à la gare, les problèmes d’organisation du retour, les bus qui doivent être prêts à déborder avant de partir… les esprits voulaient que l’on prenne notre temps pour découvrir Kribi.


Kribi. La mer, les plages, les palmiers, les cocotiers, les crevettes, les poissons grillés, on pourrait s’y faire rapidement. Quelque part, ca se passe de commentaire, c’est trop classique !! On se baigne, on musarde, on mange, on va visiter les chutes de la Lobé… Malheureusement tout à une fin, et celle-ci arrive vite !

Ah oui… il faut rentrer. Nous avions un peu essayé d’oublier ca… Du coup, on ne sait pas trop comment faire. On ne peut plus faire trois jours de transport pour remonter, on ne trouve absolument aucun avion qui puisse nous ramener à N’Djamena… Petit vent de panique… Heureusement, grâce à ma collègue Maroa, nous arrivons à monter dans un avion humanitaire rentrant au Tchad. Il faut bien avoir des avantages à travailler dans une ONG, on à pas de CE mais…
C’est le retour, N’Djamena, la chaleur, j’avais pourtant bien réussi à l’oublier… Marjolaine reprend son avion et moi je rentre au bercail.
Mais avant de finir, je ne peux pas ne pas vous raconter le plus important !! J’ai découvert à Yaoundé, grâce à Jean Bruno, journaliste, le : POULET DG !!!
Kai !! C’est trop bon, ces morceaux de poulet marinés dans une sauce d’extra terrestres, mélangés à des bananes plantain frites…
Aie Aie Aie !!!
Ps : un merci special à :
Nicolas le militaire pas soldat
Jeanne qui m’en veut surement encore
Marjolaine
Maroa pour son sauvetage en avion
Jules cesar
Samy et ses crevettes
Jean Bruno
Mes parents et leur surprise de retour
Maman que j'ai eu le jour de son anniversaire sans le lui souhaiter...
Un blog magnifique, bonne fin de voyage
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