Pourquoi rejeter la faute sur ma main alors que c’est plutôt ma tête qui paresse….
Pourtant ce n’est pas le manque d’action, de choses à dire. C’est plutôt qu’en ce moment ma pauvre tête a du mal à faire le lien entre deux mondes si lointain. Soit elle est à Abéché, soit elle est avec vous en France, mais les deux, ça devient de plus en plus dur.
Dans un mois, maintenant, je serai rentré en France. J’avoue appréhender un peu les derniers jours de ma mission ou je serai cette fois complètement écartelé entre l’envie de rentrer et les adieux. J’appréhende aussi mon retour évidemment. Surtout la période post fêtes ou j’aurai le temps de me poser des questions et de ne pas y répondre.
Dans tout ça, j’essaye de me consacrer sur le présent. Et le présent c’est tout un embroglio vaudevillesque à propos de la signature des contrats. C’est la préparation de l’année 2010 pour la mission, préparation sur laquelle on n’a pas trop notre mot à dire… Et puis c’est aussi la question : barbe ou pas barbe ? A vous de répondre…
Depuis mon dernier post, beaucoup de choses se sont passées. Je suis allé à la base de Guéréda d’où j’ai pu aller visiter les travaux en cours et terminés d’écoles que nous construisons sur les camps de réfugiés du Darfour de Millé et Kounoungou. Ca m’a permis de passer un moment avec mes deux collègues de Guereda et de découvrir d’autres camps que Bahai.

La comparaison est édifiante. Le grand changement, c’est l’environnement. Les camps s’étalent sur un sol modelé par les pluies, les paysages sont beaucoup moins secs, des toits de paille s’érigent à droite et à gauche, il y a beaucoup plus de vie…
Pour bien confirmer cette impression, j’ai eu l’occasion (en accompagnant un architecte détaché du siège pour 15 jours) de retourner sur les lieux de mes méfaits… Deux jours à Bahai, transformés en trois suite à une panne d’avion, m’ont vraiment fait plaisir. J’ai pu revoir tout le monde, retrouver les lieux où j’ai vécu pendant 4 mois, retrouver le camp, les réfugiés…
Surtout, ces deux sorties m’on fait beaucoup de bien. On est tellement enfermé à Bahai, que ces deux séjours m’ont fait le même bien que les WE à la campagne pour les parisiens…
A part mes doutes sur la suite de la mission et mes quelques frustrations, je me porte très bien, et le moral n’est pas en berne malgré ma longue absence sur ce blog…

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