J’ai découvert, par hasard, à midi, en allant manger au « restaurant de l’Afrique centrale » un Nashef trempé dans l’huile, le premier bâtiment sur trois niveaux que je rencontre à Abéché. Entre le marché et la grande rue, ce tout petit bâtiment monte plus haut que les autres avec un tout petit studio perché tel une tour de contrôle. J’ai été assez intrigué par ce minuscule édifice tout en hauteur, insolite dans cette ville horizontale. Vu son état dégradé alors que pas même fini, il est difficile de penser qu’il abrite une personnalité importante. Le bâtiment avec le plus d’étage d’Abéché (pas le plus haut par contre) ne serait donc qu’un vulgaire taudis de plus ?
Voila le paradoxe de ce bâtiment sas intérêt, il défie la loi Africaine qui dit : plus tu es haut, plus tu es puissant.
Le reste de la ville est en travaux en ce moment.
Ou plutôt, les routes de la ville. Je pense que c’est un des impacts positifs de la présence humanitaire dans la ville (il faut bien qu’il y en ai). Les chinois travaillent pour que l’eau n’inonde plus systématiquement les grands axes, de la ville. Ils ont commencé des travaux de partout, maintenant que la saison des pluies est finie. C’est formidable je pense que ces travaux auront aboutis pour la période de l’année ou il ne pleut plus pendant dix mois…
Mais plus sérieusement, ils viennent de se lancer dans le premier centimètre carré de bitume de toute la ville. C’est assez extraordinaire, c’est un grand chantier pour la ville. Il n’y a plus qu’à espérer que ça finisse avant 2020 et qu’ils aient pris en compte les effets secondaires qui seront provoqués comme l’écoulement des eaux (sans égouts), la vitesse des véhicules…
Parallèlement, les travaux ont été lancé, il y a quelques temps pour bitumer la route entre N’Djamena et Abéché. Quand on sait que pendant la saison des pluies, la deuxième ville du pays peut être complètement bloquée par les Ouaddi (fleuves temporaires), on peut dire qu’il était temps.
En attendant, notre chauffeur est obligé de faire des déviations dans les petites ruelles de terre laissant 5cm de chaque coté. De laisser passer les ânes et les charrettes, de faire de longues marches arrière pour pouvoir croiser les véhicules, de klaxonner à chaque carrefour. A droite, puis à gauche, on descend dans le Ouaddi, on remonte de l’autre coté, c’est un vrai dédale peu adapté à notre minibus qu’il est obligé d’affronter. A Abéché, on est toujours entre deux murs de brique, mais de temps en temps, on peut y rester longtemps…
vendredi 25 septembre 2009
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