Du sable un peu partout, sur les pistes, dans les cours, dans les wadi (fleuves) à la place de l’eau, sur les bâtiments, sur tout, dans tout, un beau sable fin, clair. Les habitants sont très élégant, des hommes grands et mince à la posture fière, la tète à demi cachée dans leurs cheich blancs. Les couleurs sont pales, la lumière est forte.
C’est la grande ville historique de l’est, grande étant relatif puisque l’est Tchadien est très peu peuplé, elle est l’ancienne capitale du sultanat du Ouaddai, voisin du sultanat du Darfour. Elle est, aujourd’hui, devenue la capitale humanitaire du pays. On y trouve les bases de toutes les organisations travaillant sur les camps de réfugiés, des plus grosses comme les UN (nations unis), qui fonctionnent vraiment comme des grosses et lourdes administrations, aux plus petites comme la fondation des architectes de l’urgence. On y trouve aussi la deuxième base militaire française, une base militaire de l’ANT (armée nationale Tchadienne, des dangers public), une base CNAR ou DIS (police Tchadienne chargée des refugiés), la MINURCAD (police UN)…
Bref, ici, 60% des voitures sont des ONG, 35% des militaires, et 5% des habitants. Le prix de l’immobilier a flambé à cause du nombre incroyable de base ONG, le prix de la vie aussi. Même au cœur des ONG, les plus grosses qui dépensent sans compter payent leurs stafs locaux à des prix exorbitants, ce qui fait que l’on a ensuite du mal à négocier des prix corrects.
Abéché est aussi la ville de la sécurité et de la parano.
Pour la sécurité, par exemple, notre base (certainement pas une des mieux protégée) est entourée de murs de 2m50 de haut couronnés de rouleaux de barbelés. Notre portail de fer est gardé par deux gardiens. On est équipé de radio et de téléphones satellites, on connait notre point d’évacuation en cas de crise, on a interdiction de sortir marcher dans la ville, tous nos déplacements se font en voiture (que l’on a pas le droit de conduire) avec chauffeur, ou ne se font pas. On ne sort plus dehors après 19h00…
Parano, par exemple un gars de Mytech (déminage) que l’on a croisé à la cafétéria du HCR qui nous a dit qu’il avait vu des convois militaires plus gros que d’habitude et qu’il allait faire ses bagages le soir même pour être prêt à être évacué.
La sécurité, est quelque chose de primordiale, on doit prendre les mesures qui s’imposent, mais il ne faut pas se laisser submerger et ne penser qu’à ca, la dérive paranoïaque est dangereuse, car rapidement on peut ne plus penser qu’à ca !!
Aujourd’hui, on a pris un grand élan de liberté on s’est permis un coupé coupé pour déjeuner. D’habitude c’est soit les pates à la maison, soit un des deux restos de la ville, un restaurant étant un concept étranger au Tchad, ils sont toujours liés à une communauté expatriée, il y a 2 ans, il y en avait aucun ici. Le coupé coupé c’est un étalage ou l’on coupe de la viande en petit morceaux, un foyer en brique pour la faire griller, une sauce piquante, un oignon coupé en morceaux (c’est un des seul légume que l’on trouve ici), une petite pièce carrée avec une paillasse au sol, trois grandes plaques rondes en natte posées au sol qui servent de table et les habituelles 78 mouches. On mange par terre avec notre main droite uniquement (toujours).
Aujourd’hui, la viande était de l’agneau c’était délicieux.
De manger dans cet endroit, je me suis senti comme un gamin ayant l’autorisation de minuit pour la première fois !!
Sinon le quotidien ici, c’est une base assez agréable (3 chambres, 1 bureau, 1 séjour) mais sans électricité ou avec un groupe électrogène très bruyant fonctionnant une fois sur deux, sans eau sauf entre minuit et quatre heures du matin et avec une voiture souvent en panne.
On se couche entre 8 et 9h30 et on se lève entre 5h30 et 7h.
On est en train de commencer les travaux pour une cuisine (on est quand même optimiste sur notre alimentation en eau) et éventuellement un nouveau groupe électrogène pour pouvoir brancher un frigo (plutôt utile ici).
C’est la grande ville historique de l’est, grande étant relatif puisque l’est Tchadien est très peu peuplé, elle est l’ancienne capitale du sultanat du Ouaddai, voisin du sultanat du Darfour. Elle est, aujourd’hui, devenue la capitale humanitaire du pays. On y trouve les bases de toutes les organisations travaillant sur les camps de réfugiés, des plus grosses comme les UN (nations unis), qui fonctionnent vraiment comme des grosses et lourdes administrations, aux plus petites comme la fondation des architectes de l’urgence. On y trouve aussi la deuxième base militaire française, une base militaire de l’ANT (armée nationale Tchadienne, des dangers public), une base CNAR ou DIS (police Tchadienne chargée des refugiés), la MINURCAD (police UN)…
Bref, ici, 60% des voitures sont des ONG, 35% des militaires, et 5% des habitants. Le prix de l’immobilier a flambé à cause du nombre incroyable de base ONG, le prix de la vie aussi. Même au cœur des ONG, les plus grosses qui dépensent sans compter payent leurs stafs locaux à des prix exorbitants, ce qui fait que l’on a ensuite du mal à négocier des prix corrects.
Pour la sécurité, par exemple, notre base (certainement pas une des mieux protégée) est entourée de murs de 2m50 de haut couronnés de rouleaux de barbelés. Notre portail de fer est gardé par deux gardiens. On est équipé de radio et de téléphones satellites, on connait notre point d’évacuation en cas de crise, on a interdiction de sortir marcher dans la ville, tous nos déplacements se font en voiture (que l’on a pas le droit de conduire) avec chauffeur, ou ne se font pas. On ne sort plus dehors après 19h00…
Parano, par exemple un gars de Mytech (déminage) que l’on a croisé à la cafétéria du HCR qui nous a dit qu’il avait vu des convois militaires plus gros que d’habitude et qu’il allait faire ses bagages le soir même pour être prêt à être évacué.
La sécurité, est quelque chose de primordiale, on doit prendre les mesures qui s’imposent, mais il ne faut pas se laisser submerger et ne penser qu’à ca, la dérive paranoïaque est dangereuse, car rapidement on peut ne plus penser qu’à ca !!
Aujourd’hui, on a pris un grand élan de liberté on s’est permis un coupé coupé pour déjeuner. D’habitude c’est soit les pates à la maison, soit un des deux restos de la ville, un restaurant étant un concept étranger au Tchad, ils sont toujours liés à une communauté expatriée, il y a 2 ans, il y en avait aucun ici. Le coupé coupé c’est un étalage ou l’on coupe de la viande en petit morceaux, un foyer en brique pour la faire griller, une sauce piquante, un oignon coupé en morceaux (c’est un des seul légume que l’on trouve ici), une petite pièce carrée avec une paillasse au sol, trois grandes plaques rondes en natte posées au sol qui servent de table et les habituelles 78 mouches. On mange par terre avec notre main droite uniquement (toujours).
Aujourd’hui, la viande était de l’agneau c’était délicieux.
De manger dans cet endroit, je me suis senti comme un gamin ayant l’autorisation de minuit pour la première fois !!
Sinon le quotidien ici, c’est une base assez agréable (3 chambres, 1 bureau, 1 séjour) mais sans électricité ou avec un groupe électrogène très bruyant fonctionnant une fois sur deux, sans eau sauf entre minuit et quatre heures du matin et avec une voiture souvent en panne.
On se couche entre 8 et 9h30 et on se lève entre 5h30 et 7h.
On est en train de commencer les travaux pour une cuisine (on est quand même optimiste sur notre alimentation en eau) et éventuellement un nouveau groupe électrogène pour pouvoir brancher un frigo (plutôt utile ici).

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